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Le député du Metn prend ses distances à l’égard de Michel Aoun

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Le député du Metn prend ses distances à l’égard de Michel Aoun
Murr : S’il y a un candidat consensuel, nous voterons pour lui


Michel Murr, député du Metn et membre du bloc parlementaire du général Michel Aoun, a clairement pris ses distances hier à l’égard de ce dernier, en annonçant qu’il votera pour tout candidat consensuel obtenant l’aval de Bkerké et sur lequel s’entendraient le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri. Niant toute intention de quitter le bloc, il a néanmoins indiqué que « six ou sept » autres membres de ce groupe ont émis une position similaire à la sienne.


M. Murr s’exprimait à l’issue d’un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir. Il s’est également rendu chez MM. Berry et Hariri.


« Ma position, que j’ai expliquée au patriarche Sfeir, est que s’il y a un consensus sur un candidat et que ce consensus est annoncé par MM. Berry et Hariri, à partir des noms mentionnés par le patriarche, nous irons voter pour ce candidat », a-t-il déclaré.


« Le bloc auquel nous appartenons avait pris une décision il y a deux mois qui avait été communiquée au patriarche et à M. Berry, et qui nous engageait à approuver tout candidat sur lequel ils s’entendraient. Nous ne pouvons pas aujourd’hui renier notre parole », a-t-il dit.


« La position est claire. En cas de consensus, nous prendrons part à la séance électorale. S’il n’y a pas de consensus, nous aurons alors une autre position. Nous n’assurerons pas le quorum à un candidat qui devra être élu à la moitié plus un, qu’il soit du 14 Mars ou pas », a ajouté M. Murr.


Il a expliqué que « pour lui, un candidat consensuel serait celui qui recevrait en premier lieu l’aval du patriarche Sfeir, puis celui de MM. Berry et Hariri ». « Si le choix qui est fait n’est pas conforme au vœu du patriarche, alors il n’y a pas de consensus », a-t-il souligné.


Prié de dire si ses propos exprimaient le point de vue du Bloc du changement et de la réforme en tant que tel, M. Murr a répondu : « Je fais partie de ce bloc. Ce dernier prend ses décisions collectivement. Cependant, beaucoup de ses membres déclarent qu’ils sont avec le consensus. Donc, s’il y a un candidat consensuel, ils ne peuvent pas renier leurs déclarations. L’homme politique doit respecter ses propres propos. »


« En cas de consensus, la présidentielle doit avoir lieu pour une raison essentielle : nous n’acceptons pas le vide, et ce qui est encore pire, le maintien du gouvernement en place. Cela ne veut pas dire que Fouad Siniora n’est pas bon. Et vous savez que mon fils est membre de ce gouvernement. Quel que soit le gouvernement, il ne faut pas qu’il assume les fonctions du président de la République », a-t-il estimé.


A la question de savoir si cette position suscite un désaccord avec le général Aoun, il a dit : « D’ordinaire, dans les réunions démocratiques, il n’y a pas de problème lorsque l’un des participants exprime une opinion. Le général Aoun a fait part de la sienne. Il est attristé par les interférences intérieures et extérieures. Nous avons pour notre part exprimé notre point de vue que vous connaissez. Cela ne veut pas dire que nous sommes en désaccord avec le général. En tant qu’alliés, nous respectons nos propos et il le comprend. »
« Ce que je dis aujourd’hui, je l’ai dit hier (jeudi) à la réunion du bloc. Six ou sept députés (sur 21) ont adopté des positions similaires à la mienne », a précisé M. Murr.


Il a toutefois nié s’être séparé du général Aoun. « Nous sommes avec lui dans sa candidature. Mais nous ne sommes pas pour aller vers le vide. Si nous allons vers le vide, il faut que le général Aoun réfléchisse bien à un tel sort obscur. Quant à nous, nous ne pouvons que respecter nos paroles », a-t-il insisté.

المصدر:
l"orient le jour

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